Notre histoire
Chère lectrice, cher lecteur,
Je ne sais pas vraiment par où commencer.
Peut-être par elle.
Ma mère, Colette.
Elle est née en 1932, et c’est avec elle que tout a commencé, même si, à l’époque, personne ne parlait de “transmission” ou de “savoir-faire”. Elle ne m’a jamais fait de grands discours. Elle m’a simplement montré.
Dans notre maison en Corrèze, il y avait une machine à coudre.
C’est là que j’ai appris. En regardant, en essayant, en me trompant souvent… et en recommençant.
On n’apprenait pas vite, mais on apprenait bien.
Les années ont passé.
J’ai continué à coudre, naturellement. Pour moi, pour ma maison, pour les autres parfois. Toujours de la même manière : sans me presser, en prenant le temps.
Puis j’ai eu mes deux filles.
Et sans vraiment m’en rendre compte, j’ai fait comme ma mère avec moi. J’ai transmis. Les gestes, les habitudes, le goût des choses simples et bien faites.
Et puis un jour, bien plus tard, quelque chose a changé.
Pas au début de ma vie.
Mais à 60 ans.
L’idée de créer une marque est arrivée doucement.
Pas pour suivre une mode, ni pour aller vite. Mais pour donner une place à tout ça. À cette histoire, à ces gestes appris dans le silence, à ce lien entre nous.
Alors j’ai commencé.
Dans mon atelier, ici en Corrèze, je confectionne chaque pièce à la main.
Je choisis mes tissus en France, avec attention. Parce qu’ils doivent être beaux, bien sûr… mais aussi raconter quelque chose.
Maison Jouques est née ainsi.
D’une mère.
D’une fille.
Puis de mes filles à moi.
D’un fil qui, finalement, ne s’est jamais coupé.
Aujourd’hui, je suis toujours là, derrière ma machine.
Et chaque pièce que je crée porte un peu de cette histoire.
Si vous êtes ici, en train de me lire, alors vous en faites déjà un peu partie.
Nathalie.